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ravage de l'extremisme

1 month ago
by Admin

Les ravages de l'extrémisme religieux

 

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Depuis quelques temps, l’actualité charrie de tristes nouvelles. De l’iranienne condamnée à la lapidation aux massacres de chrétiens, ils illustrent les immenses dangers du fondamentalisme religieux.

L’année 2011 n’aura pas été une bonne année pour les violences religieuses, qui semblent avoir connues une recrudescence autour du monde. Les violences contre les chrétiens se multiplient, notamment en Afrique. Après l’Egypte, c’est le tour du Nigéria, comme le rapporte Jeune Afrique, où trois attaques à la bombe ont eu lieu cette semaine. Une secte islamiste, Boko Haram, qui avait intimé aux chrétiens de quitter le nord du pays, a revendiqué l’attentat.
 
L’extrémisme religieux sévit également en Iran, avec le cas particulièrement tragique de la condamnation à mort de Sakineh. La mobilisation de la communauté internationale semble avoir fait reculer le régime iranien qui pourrait renoncer à la peine de mort par lapidation, prévue par la loi islamique depuis 1979 en Iran pour l’adultère. Sa peine pourrait être convertie en pendaison. Et, malheureusement, les printemps arabes sont suivis d’une poussée des partis islamistes.
 
Mais l’obscurantisme concerne toutes les religions. La religion catholique portera toujours les stigmates d’oppressions barbares. Aux Etats-Unis, les fondamentalistes font modifier les programmes scolaires pour ne pas remettre en cause leur croyance, et, comme le rapport The Economist, un des leurs, Rick Santorum, vient de faire une percée aux primaires de l’Iowa. En Israël, les ultra-orthodoxes manifestent pour leurs revendications en portant une étoile jaune  !En théorie, la religion devrait mener à un plus grand humanisme, un plus grand souci de l’homme, qui ne serait pas forcément inutile dans ce monde marchandisé pas toujours très humain. Mais on semble constater exactement l’inverse. Plus l’adhésion à une religion est grande, plus elle semble pousser à des comportements extrémistes, intolérants ou sectaires. Et cela semble vrai pour l’ensemble des religions dans le monde, sans la moindre exception.
 
En cela, la religion musulmane ne se différencie pas des différentes religions chrétiennes. Bien sûr, aujourd’hui, ce qui est commis en son nom est bien plus choquant que ce qui est commis au nom des religions chrétiennes. Mais le passé nous impose d’éviter les jugements hâtifs tant le Dieu qui domine notre paysage européen a suscité des horreurs… C’est plus le fanatisme religieux, que l’on observe de tout temps, qui est le problème, plutôt qu’une religion en particulier.
 
C’est pourquoi il est essentiel de séparer l’Etat et la religion comme la France l’a fait en 1905 et contrairement aux velléités délétères de ce gouvernement. Il faut naturellement essayer de donner une prime aux modérés et ne surtout pas confondre les modérés et les extrémistes car c’est le meilleur moyen de pousser les premiers dans les bras des seconds. C’est pourquoi il faut absolument rejeter tout discours caricatural qui englobe un tout en réalité disparate.
 
Il faut absolument tirer un trait entre la pratique religieuse modérée et républicaine (chrétienne, juive ou musulmane) et leurs dérives fondamentalistes et extrémistes qui empiètent sur la République. C’est pourquoi il fallait absolument interdire la burqa, qui n’a rien à faire dans le projet républicain français. Mais il ne faudrait pas viser uniquement les fondamentalistes islamistes. Il y a aussi des abus à Saint Nicolas du Chardonnet, occupé depuis des décennies…
 
Dans la société dure, anxiogène et injuste construite par la globalisation néolibérale, les citoyens sont poussés à se tourner vers la religion, pas toujours pour le meilleur. Il revient à l’Etat de remettre l’économie au service de l’homme et non l’inverse et de bannir tous les excès religieux.

 

 

 

Depuis quelques temps, l’actualité charrie de tristes nouvelles. De l’iranienne condamnée à la lapidation aux massacres de chrétiens, ils illustrent les immenses dangers du fondamentalisme religieux.

L’année 2011 n’aura pas été une bonne année pour les violences religieuses, qui semblent avoir connues une recrudescence autour du monde. Les violences contre les chrétiens se multiplient, notamment en Afrique. Après l’Egypte, c’est le tour du Nigéria, comme le rapporte Jeune Afrique, où trois attaques à la bombe ont eu lieu cette semaine. Une secte islamiste, Boko Haram, qui avait intimé aux chrétiens de quitter le nord du pays, a revendiqué l’attentat.
 
L’extrémisme religieux sévit également en Iran, avec le cas particulièrement tragique de la condamnation à mort de Sakineh. La mobilisation de la communauté internationale semble avoir fait reculer le régime iranien qui pourrait renoncer à la peine de mort par lapidation, prévue par la loi islamique depuis 1979 en Iran pour l’adultère. Sa peine pourrait être convertie en pendaison. Et, malheureusement, les printemps arabes sont suivis d’une poussée des partis islamistes.
 
Mais l’obscurantisme concerne toutes les religions. La religion catholique portera toujours les stigmates d’oppressions barbares. Aux Etats-Unis, les fondamentalistes font modifier les programmes scolaires pour ne pas remettre en cause leur croyance, et, comme le rapport The Economist, un des leurs, Rick Santorum, vient de faire une percée aux primaires de l’Iowa. En Israël, les ultra-orthodoxes manifestent pour leurs revendications en portant une étoile jaune  !En théorie, la religion devrait mener à un plus grand humanisme, un plus grand souci de l’homme, qui ne serait pas forcément inutile dans ce monde marchandisé pas toujours très humain. Mais on semble constater exactement l’inverse. Plus l’adhésion à une religion est grande, plus elle semble pousser à des comportements extrémistes, intolérants ou sectaires. Et cela semble vrai pour l’ensemble des religions dans le monde, sans la moindre exception.
 
En cela, la religion musulmane ne se différencie pas des différentes religions chrétiennes. Bien sûr, aujourd’hui, ce qui est commis en son nom est bien plus choquant que ce qui est commis au nom des religions chrétiennes. Mais le passé nous impose d’éviter les jugements hâtifs tant le Dieu qui domine notre paysage européen a suscité des horreurs… C’est plus le fanatisme religieux, que l’on observe de tout temps, qui est le problème, plutôt qu’une religion en particulier.
 
C’est pourquoi il est essentiel de séparer l’Etat et la religion comme la France l’a fait en 1905 et contrairement aux velléités délétères de ce gouvernement. Il faut naturellement essayer de donner une prime aux modérés et ne surtout pas confondre les modérés et les extrémistes car c’est le meilleur moyen de pousser les premiers dans les bras des seconds. C’est pourquoi il faut absolument rejeter tout discours caricatural qui englobe un tout en réalité disparate.
 
Il faut absolument tirer un trait entre la pratique religieuse modérée et républicaine (chrétienne, juive ou musulmane) et leurs dérives fondamentalistes et extrémistes qui empiètent sur la République. C’est pourquoi il fallait absolument interdire la burqa, qui n’a rien à faire dans le projet républicain français. Mais il ne faudrait pas viser uniquement les fondamentalistes islamistes. Il y a aussi des abus à Saint Nicolas du Chardonnet, occupé depuis des décennies…
 
Dans la société dure, anxiogène et injuste construite par la globalisation néolibérale, les citoyens sont poussés à se tourner vers la religion, pas toujours pour le meilleur. Il revient à l’Etat de remettre l’économie au service de l’homme et non l’inverse et de bannir tous les excès religieux.